la littérature et Correspondance...

Publié le 20 avril 2024 à 17:44

Hey tout le monde ! ça fait bien longtemps que je n’ai pas écrit. J’ai malheureusement dû abandonner ce qui me passionnais pendant un petit temps car j’étais en plein dans mon deuxième semestre !  Enfin bref, je ne tiens pas à vous raconter d’avantage ma vie qui n’est pas très intéressante. Aujourd’hui j’ai décidé de vous partager une pépite ! Les correspondance d’Albert Camus et Maria Casarès ! (Oui je sais, je mets beaucoup de point d’exclamation, mais c’est parce que je suis toute excité de vous partager mon article). Pour mon retour j’ai décidé de vous faire un article assez court et bref. Mais suffisant pour vous exprimer l’amour que je ressens face à cette œuvre ! Bonne lecture !😊

 

Qui sont Albert Camus et Maria Casarès  ? :

 

Albert Camus :

    Célèbre écrivains, Albert Camus est notamment connu pour ses œuvres tel que la peste ou l’étranger. Né le 7 novembre 1913 dans le département de Constantine, en Algérie (Mondovi) lors de la période coloniale française. La mort s’empare de lui le 4 janvier 1960 lors d’un accident tragique, en France dans la ville de Villeblevin. Albert Camus était connu également pour ses nombreuses activités littéraires : Philosophe, dramaturge, romancier, essayiste, nouvelliste, journaliste. Bref il a tout fait ! il est influencé par de nombreux auteurs et artistes ancien et contemporains. Tel que Friedrich Nietzsche, Dostoïevski, Heidegger, Simone de Beauvoir, Sartre…etc. Il obtient le prix Nobel de la littérature en 1957.  

En 1944, il fait la rencontre de Maria Casarès, il est alors à ce moment-là séparé de sa femme Francine Faure part l’occupation allemande. Lorsqu’il retrouve sa femme en octobre 1944, Albert Camus et Maria Casarès se séparent, il se retrouvent par hasard le 6 juin 1948 et ne se quittent plus.

 

Maria Casarès :

    Née le 21 novembre 1922 en Espagne et décédé le 22 novembre 1996, Maria Casarès est une des plus grandes tragédiennes du théâtre français de 1942 à 1996. Elle est également connue comme actrice française, elle fait de nombreuses apparitions au cinéma et à la télévision : Les Dames du bois de Boulogne (1945).

(Petit point Historique : Elle est la fille de Santiago Casarès Quiroga, président du conseil de seconde république espagnole)

Après un début assez compliqué pour entrer dans le monde des artistes, Maria Casarès parvient tout de même par se faire une place dans ce milieu. Elle joue plusieurs rôles, ainsi elle noue une relation amoureuse très forte avec Albert Camus lors des répétitions du Malentendu (1944) (pièce de théâtre écrite par Albert Camus en trois actes.). Peu de temps après le début de leur histoire, ils rompent suite au retour de la femme de Camus. Ils se retrouvent en 1948 et sont définitivement séparé le 4 janvier 1960 à la suite de la mort tragique d’Albert Camus.

Elle finit par épouser André Schlesser (1914-1985, chanteur et cabarettiste français.), ami de longue date et restera avec lui jusqu’à la mort de ce dernier. 

 

« Pour Albert Camus, Maria Casarès sera « l’unique » et il restera, par-delà la mort, le seul homme qu’elle ait véritablement aimé. Elle fut peut-être le grand amour de sa vie » 

 

Correspondance (1944-1959)

 

Correspondance :

   L’édition Gallimard contient 1472 pages. Oui je sais, c’est énorme ! 1472 pages d’amour, de tendresse, de douceur, de peine, d’envie…etc. Albert Camus et Maria Casarès ont échangé des lettres de 1944 à 1959. Pendant près de quinze ans, ils se sont aimés dans « la transparence ».

Ce qui m’a marqué quand j’ai débuté l’œuvre, c’est qu’elle ne contient pas d’année 1947 et la première lettre de Maria date de 1948. De 1944 à 1946 nous retraçons les états d’âmes d’un homme qui cherche à combler le manque de celle qu’il aime. 

Les lettres de Maria m’ont profondément affecté ; nous sommes face à une jeune femme épuisée de tout ce qu’elle entreprend, épuisé de la distance qui la sépare de l’homme qu’elle chéri tant.  Elle va à plusieurs reprises lui dire qu’elle lui écrit à tel instant car elle se sent fatiguée et elle n’aura pas le courage de le faire après. A noter tout d’abord que Maria Casarès monte très souvent sur scène pour présenter des tragédies et elle rentre souvent très tard.

Les lettres sont certes souvent voire toujours pleine d’amour : « je t’aime, mon chéri, mon amour chéri… » ; mais elles sont aussi pleines d’encouragement. A travers leurs écrits, on a l’impression que tout ce qui les entourent est comme un obstacle, et que malgré la distance, il reste fondamentalement un pilier l’un pour l’autre.

 

« […] Ah ! vis et sois heureuse, ma beauté. Je vais encore t’avoir contre moi, dans le lit de l’été ! Un fleuve de baisers et de caresses, mon amour…et à bientôt.

Je suis heureux !   

A.»

 

Nous avons tout de même une correspondance assidue, une lettre écrite presque chaque jour. Nous avons là un aperçut intime de leur relation et de leur connexion profonde. Elles (les lettres) ne révèlent pas que leur amour ou leur soutien mutuel, mais elles évoquent aussi leur engagement artistiques (engagement qui épuise Maria, bien qu’elle aime ce qu’elle fait). La sincérité et l’authenticité des lettres captivent, on est transporté dans un monde d’émotions et de réflexion profondes. On découvre la vie et l’âme de deux grandes personnalités. J’ai réellement la sensation d’avoir été là avec eux, alors que les lettres ont été écrite bien avant ma naissance ! L’amour et le désir pur, voilà comment je définirais leurs lettres.

Il y a une influence sur leurs productions artistiques. De mon point de vue personnel, la présence de Maria Casarès a un impact profond sur l’écriture de certaines œuvres de Camus. Maria Casarès quant à elle, choisissait souvent les rôles proposés par Camus. Il y a une contribution et une vision artistique commune qui a laissé une empreinte indélébile dans le monde de la littérature et du théâtre.

Cette œuvre est d’une beauté sans pareille et qui aurait pu encore compter bien des pages si Camus n’avait pas disparu tragiquement. Disparition qui a laissé une trace indélébile sur le cœur de Maria Casarès de son vivant.

Bien après la mort de Camus, elle confiait :

 

« Quand on a aimé quelqu’un, on l’aime toujours. »

« Lorsqu’une fois, on a plus été seule, on ne l’est plus jamais. »

                                                                                                           M.C

 

Ajouter un commentaire

Commentaires

Lehmann
il y a un mois

Deux êtres humains d'un amour pure et sincère ,quelle beau article

Bulle Oceane
il y a un mois

MERCI !!!